Qui sommes-nous ?

L’archéologie expérimentale a deux fonctions : la première est à caractère scientifique et consiste à vérifier des hypothèses relatives à des sources archéologiques en tentant de reproduire des aspects de la vie des sociétés passées ; la deuxième, non moins importante, réside dans sa vocation divulgatrice. La reproduction supposée de gestes du passé possède en effet un caractère fortement évocateur et se présente ainsi comme un support profitable à la transmission de connaissances archéologiques auprès du public.

Sur la base du rôle de l’archéologie expérimentale, les objectifs de nos activités sont, d’un côté, de mettre nos connaissances au service d’autres archéologues, professionnels ou étudiants, qui souhaiteraient développer des protocoles expérimentaux à intégrer à des recherches scientifiques. D’autre part, nous proposons des stages à vocation artisanale ou liés à la vie en pleine nature (voir le programme). Dans ce contexte, nous sommes également ouverts à des demandes de cours ou animations spécifiques de la part de personnes ou institutions intéressées (écoles, musées, associations, etc.). Enfin, nous sommes également disponibles pour des commandes de fac-similes (copies d’artefacts attestés) ou simplement d’objets d’inspiration préhistorique de la part de particuliers, musées, écoles ou services culturels.

Article : L’archéologie expérimentale : un outil au service du grand public

Giovanni Foletti
Diplômé en 2012 en archéologie préhistorique à l’université de Neuchâtel, je travaille et continue de me former dans le domaine de l’archéologie expérimentale. Ma passion pour la pratique expérimentale de l’archéologie et pour la vie dans la nature me porte à explorer l’ensemble des activités liées à la vie quotidienne de nos ancêtres de la préhistoire, en particulier ceux qui vivaient de chasse et de collecte, dans la tentative de retrouver leurs gestes et techniques. Fidèle à une approche rigoureusement scientifique, je considère qu’il est essentiel de souligner, à travers des explications, la nature conjecturale des reproductions artisanales proposées. Actuellement, mes activités artisanales portent principalement sur la fabrication d’arcs et de flèches, l’emploi de fibres végétales pour façonner des cordes et des récipients ainsi que l’élaboration d’objets en os et en bois de cervidé. Les techniques primitives de production et de gestion du feu font également partie de mon quotidien alors que je poursuis ma formation dans la taille du silex, le tannage et la réalisation d’habits en matériaux d’origine animale et végétale.

 

Jacques Reinhard, un spécialiste des fibres végétales
A la fois tisserand itinérant, archéologue, animateur et formateur, passionné par les fibres textiles végétales préhistoriques et traditionnelles, j’en étudie la diversité, les manières de les obtenir et de les apprêter ainsi que les diverses techniques – réseau tressé ou natté, réseau filoché noué ou non noué, vannerie à montant spiralé cousu, vannerie à montant spiralé lié, vannerie à brins cordés, étoffe cordée, vannerie tissée, vannerie à nappes superposées liées ou  entrecroisées, étoffe tissée – pour les transformer en objets utilitaires au travers de gestes et d’outils simples.

Cette activité didactique-archéologique a débuté en 1983 lors des fouilles du site d’Hauterive-Champréveyres au bord du lac de Neuchâtel (NE, Suisse), pour lesquelles j’étais désigné comme chef de chantier coordinateur.

Plus d’informations sur mon blog

Tous les cours de Jacques Reinhard
J’ourdis la chaîne et montre le travail et l’outillage de l’artisan-tisserand, avec présentation des matières premières, démonstration de tissage, explication des armures principales d’entrecroisement des fils. Je réalise des linges de maison en lin-coton-chanvre et des écharpes en soie.
Durant les 4 années de travaux, de très nombreuses visites du chantier en cours de fouille ont été organisées, répondant à la curiosité et à l’attente des écoles et du public.
Face aux demandes de plus en plus complexes, j’ai a alors mis sur pied des démonstrations, puis des ateliers et enfin des stages de formation. De fil en aiguille, je pratique toujours cela aujourd’hui, s’intégrant dans des perspectives actuelles soucieuses de notre environnement et dans les ambitions de nos sociétés que ce soit au niveau culturel – conservation, valorisation et transmission du patrimoine – ou celui du développement personnel.

  • Approche des matières premières végétales textiles et vannières : récolte, obtention, préparation et transformation des fibres.

Kim Paschebio kim(1)
Trappeur, chasseur et artisan de la préhistoire, je vis au Nord-ouest du Canada, proche du cercle polaire arctique, en pleine nature. Là, je tente de désapprendre nos habitudes « civilisées » au profit d’un mode de vie proche de celui des chasseurs-collecteurs. Cette démarche m’a amené à collaborer avec les départements d’archéologie de Suisse et du Yukon, ainsi qu’à imaginer avec les Premières Nations du Canada des façons de transmettre leur culture sauvage aux prochaines générations. Chaque année, je reviens pour quelques mois en Europe afin de transmettre ces connaissances au travers de stages. Je suis co-auteur avec Bernard Bertrand du livre « Arts de Vie Sauvage, gestes premiers » paru en 2013 aux éditions de Terran.